Les jeunes esprits relèvent les défis du transport en commun

En savoir plus sur les boursiers Rob MacIsaac 2018 et leurs recherches.

27 mars 2018

De l’équité sociale des réseaux de transport au déploiement à grande échelle d’autobus électriques, les boursiers du programme Rob MacIsaac de 2018 apportent de nouvelles idées sur la table alors qu’ils s’attaquent aux défis les plus pressants en transport en commun de la région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH).

Le programme de bourses Rob MacIsaac, nommé ainsi en l’honneur du premier président de Metrolinx, favorise la recherche novatrice en transport par des étudiants. Jusqu’à cinq boursiers souhaitant aborder les défis actuels en transport dans la région sont sélectionnés tous les deux ans. Les projets antérieurs ont influé sur le travail de Metrolinx.

Le programme compte deux volets. Pendant la période de recherche constituant le premier volet, les boursiers réalisent un projet de recherche à leur école sous la direction d’un conseiller scolaire et avec le soutien d’un membre responsable du personnel de Metrolinx. Au cours du second volet, les boursiers effectuent un stage dans diverses divisions de Metrolinx.

Faites la connaissance des boursiers du programme Rob MacIsaac de 2018!


Janelle Lee | Maîtrise en études environnementales, planification | Université de Waterloo

Parlez-nous de votre projet de recherche.
Mon projet de recherche porte sur le croisement entre les réseaux de transport et l’équité sociale. Je déterminerai les secteurs dans la RGTH qui sont les plus vulnérables du point de vue du transport, soit les quartiers présentant simultanément de grands besoins sociaux et une faible accessibilité, et veillerai à cerner les interventions les plus efficaces pour améliorer l’accès dans ces secteurs.

Qu’est-ce qui vous a incité à entreprendre ce type de recherche?
J’ai commencé à m’intéresser aux réseaux de transport pendant un stage au Kenya il y a quelques années. J’étais fascinée par les réseaux d’autobus précaires à Nairobi et dans d’autres villes d’Afrique orientale. Je trouvais incroyable que, dans un contexte chaotique et désorganisé, les gens parvinssent à créer un réseau de transport en commun pour combler les lacunes de mobilité considérables dont les gouvernements ne s’occupaient pas. Cela m’a également fait réfléchir sur l’équité sociale des réseaux de transport et m’a amenée à vérifier si les réseaux fournissaient du service aux personnes en ayant le plus besoin.

Qu’espérez-vous que votre projet ait comme effet à la fin de votre bourse?
Ultimement, j’espère que mon projet de recherche contribuera à tenir compte des qualités intangibles de nos réseaux de transport, comme l’équité et l’accès aux possibilités.

Nader El-Taweel | Doctorat en génie électrique et en informatique | Lassonde School of Engineering, Université York.

Parlez-nous de votre projet de recherche.
Mon projet de recherche vise à trouver des solutions pour faciliter l’adoption à grande échelle d’autobus électriques à émission zéro par la mise au point de techniques originales permettant la conception et l’exploitation de parcs d’autobus électriques (capacité des batteries d’autobus, grandeur et nombre de chargeurs et emplacement des chargeurs).

Qu’est-ce qui vous a incité à entreprendre ce type de recherche?
Je crois qu’il existe un grand potentiel pour les réseaux canadiens de transport en autobus d’adopter des autobus électriques en vue d’optimiser les avantages d’utilisation découlant des dispositifs d’énergie propre et renouvelable déjà installés au pays. Les réseaux de transport en autobus offrent des parcours fixes, des services en temps opportun et une infrastructure partagée en plus de plusieurs autres paramètres qui favorisent tous l’adoption à grande échelle des technologies de véhicule électrique. Toutefois, les réseaux de transport en commun électrifiés posent divers défis technologiques qui doivent être abordés. Les exploitants de services de transport en commun ont besoin des outils de modélisation expérimentale appropriés pour étudier la vaste adoption de parcs d’autobus électriques de différentes tailles.

Qu’espérez-vous que votre projet ait comme effet à la fin de votre bourse?
J’espère contribuer aux processus de planification et d’exploitation qui encourageront le déploiement d’autobus électriques au Canada. En particulier, j’aimerais fournir aux preneurs de décisions les bons outils de modélisation et de simulation afin de faciliter l’adoption fluide de réseaux de transport en autobus électriques. J’espère aussi contribuer à la réussite du projet de démonstration d’autobus électriques de Metrolinx et concevoir les spécifications requises des autobus électriques propres aux parcours d’autobus de GO à l’aide de mon modèle proposé.

Rebecca Nelson | Maîtrise en planification | Université de Toronto

Parlez-nous de votre projet de recherche.
Mon projet de recherche se penche sur l’environnement piétonnier lié à différents moyens de transport en commun rapide dans les centres de points d’accès, lesquels sont des zones de grandes gares de transport en commun situées au point d’interconnexion entre deux lignes ou plus prévues ou actuelles de transport en commun rapide. Plus précisément, je cherche à voir comment les conditions hivernales dressent des obstacles aux déplacements des piétons en correspondance entre différents moyens de transport et comment il est possible d’aplanir ces obstacles pour améliorer l’expérience des passagers.

Qu’est-ce qui vous a incité à entreprendre ce type de recherche?
J’ai présenté une thèse honorifique où j’ai évalué l’environnement piétonnier dans quelques quartiers. J’ai vraiment aimé effectuer les vérifications et discuter avec les résidents de leur expérience en tant que piétons. J’ai alors décidé de continuer à explorer le sujet, mais en le reliant à l’utilisation du transport en commun, afin que je puisse obtenir une perspective légèrement différente.

Qu’espérez-vous que votre projet ait comme effet à la fin de votre bourse? 
J’espère que mon projet de recherche permettra la construction future de centres de transport en commun sûrs, accessibles et pratiques pour les passagers. J’espère aussi qu’il améliorera l’expérience en transport en commun et augmentera l’utilisation des moyens de transport durables.

Elizabeth Di Tella | Technologie en génie des transports | Collège Mohawk 

Parlez-nous de votre projet de recherche.
Mon projet de recherche analyse les premier et dernier kilomètres du trajet donnant accès à GO Transit dans la région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH). En fait, au centre de mes recherches se trouvera la manière de mettre en place de nouvelles façons d’éliminer l’écart entre les plaques tournantes régionales du transport et les lieux de résidence, de travail et de divertissement au moyen d’un transport combiné.

Qu’est-ce qui vous a incité à entreprendre ce type de recherche?
En étudiant le génie des transports et en étant moi-même une utilisatrice du transport en commun, j’ai réalisé que l’accès aux gares et stations continue de poser problème en raison de l’utilisation des terres et de la densité dans les banlieues de la RGTH.

Qu’espérez-vous que votre projet ait comme effet à la fin de votre bourse?
Par mon projet de recherche, j’espère que je pourrai favoriser l’idée de plusieurs moyens de transport combinés efficaces, qui mèneront ultimement à un avenir durable et relié.

Caroline Neasmith | Gestion des ressources humaines | Collège Humber

Parlez-nous de votre projet de recherche.
Mon projet de recherche, NaviCommunications, abordera l’aspect des communications accessibles pour les utilisateurs ayant l’anglais comme langue seconde. J’analyserai les plans d’accessibilité déjà en place auprès d’utilisateurs avec une déficience auditive ou visuelle afin de voir comment il est possible de modifier ces plans pour englober les utilisateurs ayant l’anglais comme langue seconde. J’ai regroupé ces catégories d’utilisateurs en raison des similitudes en matière d’obstacles à la communication. Les obstacles partagés découlent chacun des autres et je crois que nous pouvons apprendre des pratiques exemplaires déjà en place. Je me pencherai sur les efforts d’accessibilité actuellement déployés à Metrolinx ainsi que sur les efforts fournis par les sociétés de transport locales et internationales en vue de recueillir de l’information sur l’accessibilité des gens ayant une déficience auditive ou visuelle et de déterminer les modifications à apporter pour inclure les clients ayant l’anglais comme langue seconde.

Qu’est-ce qui vous a incité à entreprendre ce type de recherche?
J’ai commencé à m’intéresser à l’accessibilité quand j’enseignais la voile à des gens ayant un handicap dans le cadre d’un programme appelé Handi-Voile à Ottawa. Cette expérience m’a amenée à regarder le monde à travers les yeux de quelqu’un faisant face à des obstacles additionnels dans sa vie.

J’ai commencé à m’intéresser à l’accessibilité des communications quand j’ai voyagé plusieurs mois en Asie par moi-même en 2016. J’ai trouvé particulièrement difficile de me retrouver dans les réseaux de transport en commun locaux en raison de la barrière linguistique. Cette expérience m’a fait réfléchir sur les difficultés que doivent rencontrer au quotidien les nouveaux arrivants au Canada. Quand l’occasion avec Metrolinx s’est présentée, j’y ai vu la possibilité d’entreprendre un projet qui aiderait précisément les nouveaux arrivants à s’adapter au pays.

Qu’espérez-vous que votre projet ait comme effet à la fin de votre bourse?

Je souhaite que mon projet jette les bases d’un système de communication universel en transport en commun qui répondra aux besoins de tout le monde, que les gens aient une déficience ou non, que l’anglais soit leur langue seconde ou non. J’espère créer un programme qui élimine l’aspect de « l’autre » et contribuer à la création d’un système accessible à tous, peu importe la condition physique ou les origines.